Wally Jazz ⋆ Jean-Bernard LEMAL

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 Je remercie Harald chez IS Edition pour sa confiance et ce Service Presse.

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Résumé de l’éditeur:

Wally Jazz Rivers est né en Caroline du Sud en 1925, avec pour toute fortune sa négritude, un talent de pianiste et le Jazz. Son histoire d’amour avec Laura, une jeune fille blanche douée pour le dessin, va bousculer les règles de la ségrégation.
 Chassés par tous, ces aventuriers de la vie se retrouveront à New-York, à Paris pendant la guerre, et au bord de la rivière Savannah. La musique de Wally et les portraits de Laura vont dévoiler la profondeur de leurs blessures et de leur passion…
Cette histoire est basée sur la vie de plusieurs musiciens et s’inspire aussi de faits historiques peu connus de la seconde guerre mondiale, sur la vie à Saint-Germain-des-Près à la fin des années quarante. L’ensemble du récit est bien sur rythmé par la musique de Jazz !

 

❀ Ma chronique :

J’ai connu cet auteur, Jean-Bernard Lemal, lors d’une précédente lecture. En effet, j’ai eu un coup de cœur pour son dernier roman « L’écume du voyageur » et j’avais trouvé sa plume fabuleuse. C’est pourquoi, je voulais absolument découvrir ses autres écrits et plus spécialement « Wally Jazz » qui m’a séduite dès la lecture du petit résumé 😄 Je me suis de suite intéressée à Wally, je voulais découvrir sa vie, cette ambiance jazzy qui gravite autour de lui ainsi que ses blessures et son histoire d’amour avec Laura. Et encore une fois, j’ai passé un très bon moment de lecture avec M. Lemal 😍
Wally Williams est né à Bluffton – Caroline du Sud – en 1925, c’est un enfant noir, pauvre et maigrichon. Son enfance n’a pas été des plus heureuses, il était la plupart du temps livré à lui-même, délaissé par sa mère une femme plutôt misérable qui oubliait un peu trop souvent qu’elle avait un fils… Exceptées ces rares fois, où il trouvait place sur les genoux de sa mère et qu’elle lui chantait de délicieuses berceuses sur un air de blues. Un pur délice et un souvenir impérissable de ces rares moments de partage avec une mère attentionnée. Wally n’était qu’un enfant et n’avait pas conscience de toutes les horreurs que la population noire subissait. La ségrégation raciale faisait rage depuis presque 50 ans… Les blancs chassaient les noirs en allant de la pendaison aux incendies des églises dans lesquelles ils se rassemblaient.
A trois ans, Wally était dans son monde, il ne parlait à personne jusqu’à ce que sa mère, l’emmène chez Monsieur Jean, un guérisseur, bien décidé à prendre Wally sous son aile. Une renaissance pour le jeune garçon qui tous les jours se pressait pour retrouver le domicile de Monsieur Jean, afin de jouer quelques notes sur ce délicieux instrument, le piano. Un plaisir quotidien, une rédemption pour le petit garçon jusqu’à ce que sa mère ne décède 😢 Le petit Wally se retrouva seul et fut recueilli par sa tante Emily, cuisinière pour la famille Courtney, une famille bourgeoise blanche, à Savannah en Géorgie. Sa tante était gentille avec lui mais très prise par son travail qu’elle se démenait à garder. Wally est vite redevenu l’enfant qu’il était avant de rencontrer Monsieur Jean, solitaire, triste et renfermé sur lui-même. Le piano lui manquait terriblement, c’était sa manière de se livrer au monde extérieur et d’extérioriser ses sentiments. Monsieur Jean l’avait bien compris, c’est pourquoi, un beau jour, Wally hérita de ce bel instrument tant espéré et à partir de là se fut une révélation pour le jeune garçon, il sera musicien.
En pleine période de ségrégation il était hors de question que Wally et les enfants Courtney, Laura et John, ne se côtoient. Cependant, cela n’est pas simple à faire comprendre aux enfants et notamment à la petite Laura qui, éblouie par le talent de Wally, prit rapidement l’habitude de venir l’écouter jouer en cachette. Une initiative dangereuse au vu des risques encourus pour Wally et sa tante. Néanmoins, ravi de pouvoir jouer pour quelqu’un, le jeune pianiste a très vite pris l’habitude de ces visites surprises, lui-même déjà sous le charme du magnifique regard vert de la jeune fille blanche.
Une très belle relation d’amitié se développa au fil des années entre les deux enfants, jusqu’à leur 17 ans lorsqu’ils échangèrent leur premier baiser. Un pas important vers l’interdit mais ô combien attendu et secrètement espéré pour l’un et l’autre.
Malheureusement, ce geste d’amour anodin n’est pas sans risque… Si quelqu’un l’apprend Wally s’expose à de grosses répercussions qui s’avèreront violentes envers un « nègre » qui ose fréquenter la fille d’un banquier blanc.
Ainsi débute une longue épopée pour ces deux jeunes gens amoureux. Une route vers le bonheur semée d’obstacles, de guerres, de violences, de racisme et de haine… Mais fort heureusement des moments plus humains aussi… des retrouvailles, des moments de partage, beaucoup d’entraide et surtout de la musique pour rêver et s’évader vers un monde plus beau.
♦  ♦  ♦
Si je devais résumer ce récit en une phrase, je choisirai celle-ci: « Wally Jazz » c’est l’histoire d’un amour passionné mais interdit, entre un homme noir et une femme blanche, bercé sur un air jazzy délicieux, avec en fond une Amérique violente en pleine ségrégation raciale et en situation de guerre.
Avec une plume toujours aussi belle, agréable et de qualité comparable à celle de son plus récent ouvrage « L’écume du voyageur », Jean-Bernard Lemal a encore une fois réussi à m’emporter dans son histoire à la fois belle et tragique. C’est un réel plaisir de lire ses romans car ils renferment une culture incroyable qui les rendent très intéressants et passionnants. A la fin de ma lecture, j’ai éprouvé ce sentiment très réjouissant que je commence à connaître après avoir tourné la dernière page d’un ouvrage de J-B Lemal, celui d’avoir appris pleins de choses. J’en ressors toujours avec l’esprit plus riche de connaissances et tout cela à travers de merveilleuses histoires d’amour, certes, jamais dans la simplicité mais c’est ce qui fait son charme 😉
L’auteur arrive toujours à faire en sorte pour que je m’attache à ses personnages. Wally est un homme empli de force et de courage. Jugé, dénigré, rabaissé et violenté, Wally a fait de ces mauvais traitements une force qui l’a aidé à développer son talent de pianiste. Un exutoire qui lui a permis de côtoyer beaucoup d’artistes et de jouer avec les plus grands noms du Jazz qui, à l’écoute d’une simple note, ont été conquis par son talent. Lorsque Wally joue de son instrument, il le fait avec passion, plein de fougue et de tendresse. Il joue tel un amoureux qui veut prouver à sa bien aimée à quel point il l’aime. Tous ses morceaux sont destinés à Laura, c’est vraiment très touchant et tout simplement magnifique.
L’histoire est passionnante du début à la fin, cependant, j’ai trouvé que justement cette fin arrivait un peu trop vite 😩 j’aurais voulu rêver encore un peu avec Wally et Laura… A la fin de ma lecture, j’ai éprouvé un sentiment de désespoir terrible face à cette réalité qui sonnait le glas à leur union. J’ai été peinée et révoltée face à toutes ces injustices qui ont ébranlé ce joli couple tout au long du récit. De quel droit peux-t-on interdire à deux personnes amoureuses de s’aimer en paix et d’afficher leur amour aux yeux de tous, que l’on soit noir ou blanc ? J’espérais de tout mon cœur une issue différente même si j’avoue que c’était probablement illusoire de ma part… Mais que voulez-vous ? Je suis une de ces éternelles rêveuses romantiques 😕
En lisant ce roman, j’ai pour la première fois lu en écoutant de la musique. Je me suis laissée bercer par les voix et les notes mélodieuses de ces grands noms du Jazz évoqués par Wally, notamment Fats Waller, Duke Ellington et Art Tatum qui œuvraient à côté de moi sur YouTube, un vrai régal 😁
♥ Découvrez la vie de Wally ce prodige qui ne laissa personne indifférent. Vibrez au son de sa musique et prenez connaissance de son parcours ô combien douloureux et de ses voyages qui le firent passer de Wally Williams à Wally « Jazz » River ♥

Rates 5 étoiles

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L’écume du voyageur ⋆ Jean-Bernard LEMAL

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Plume L'écume du voyageur

 Je remercie Harald chez IS Edition pour sa confiance et ce Service Presse.

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Résumé de l’éditeur:

Paris. De retour d’un reportage sur la libération de Nelson Mandela, Markus Lanier, reporter, décide de se changer les idées dans une vente aux enchères à Sotheby’s. Pris au jeu, il enchérit et acquiert un lot d’albums ainsi que du vin ayant appartenu à une certaine Jeanne Mayeux.
Au sortir de l’hôtel des ventes, il est abordé par Georges Williams, un Sud-Africain qui souhaite lui racheter ses albums et le menace devant son refus. Intrigué, Markus plonge à corps perdu dans l’étude des albums.
Il y découvre, rédigés à l’encre sympathique, les destins croisés de Hans, un Allemand recruté à vingt ans par le tout récent FBI, et de Ester, juive de Palestine, envoyée dans un pensionnat suisse en 1925 pour servir la cause sioniste.
En filigrane, Markus apprend l’existence d’une mystérieuse « écume du voyageur », qui le poussera à enquêter aux quatre coins du monde…

 

❀ Ma chronique :

Il est vrai que ce genre de lecture n’est pas celui que j’ai l’habitude de lire, cependant, je ne souhaite pas m’enfermer dans un genre particulier. C’est pourquoi, lorsque Harald chez IS Editions m’a proposé ce titre « L’écume du voyageur », je me suis dit « pourquoi pas » et croyez-moi, j’ai vraiment bien fait car c’est un très joli coup de cœur 💖.
Markus Lanier rentre d’Afrique du Sud où il était en reportage pour couvrir la sortie de prison de Nelson Mandela, emprisonné durant 27 ans. De retour en France, il se retrouve encore sous le choc émotionnel éprouvé sur les terres africaines et face à la réalité de la vie parisienne, il se sent déboussolé.
Déboussolé face à ce monde froid, distant où chacun se fond dans la masse. Pour lui qui vient de vivre « l’une des heures les plus intenses d’une humanité en perte de repères », le retour s’annonce difficile moralement. En effet, emporté par une vague humaine africaine pleine de joie il y a quelques heures, il se retrouve maintenant projeté dans un monde d’ignorance, où les gens qu’il croise sont préoccupés par leurs petits soucis du quotidien. Une balade pour retrouver ses repères le mène devant les bureaux de Sotheby’s. Une vente aux enchères de biens appartenant à James Caldwell, un lord anglais y est organisée. Cette vente est précédée par celle des biens de Jeanne Mayeux, une femme comme une autre…
Markus, intrigué par le souvenir de cette inconnue décide d’assister à la vente. Sa curiosité l’amène à enchérir sur un lot regroupant des livres, un Atlas et un album de photos. Bien qu’en concurrence avec un autre acheteur, Markus remporte la vente. Dans son élan, il devient aussi le propriétaire d’une collection de vins de diverses origines. Cependant, l’acheteur malheureux du premier lot l’interpelle peu après pour lui proposer de racheter l’ensemble. Il s’agit de Georges Williams, un homme âgé aux cheveux blancs, au visage tourmenté et qui a l’accent acidulé typique des Africains du Sud. La manière dont cet homme, soi-disant proche de la famille de Jeanne Mayeux, semble vouloir à tout prix posséder ce lot, éveille la curiosité de Markus. Il se met à imaginer que les livres et albums photos recèlent bien plus que ce qu’ils ne laissent paraître. C’est pourquoi il décline l’offre de l’homme insistant.
Georges Williams tente tout de même de le faire revenir sur sa décision en l’avertissant qu’il pourrait se retrouver à faire de mauvaises rencontres. Malgré cette menace, et ne sachant pas dans quoi il allait mettre les pieds, Markus campe sur sa position et refuse fermement la proposition de rachat.
A-t-il bien fait d’acquérir ces biens ? Est-il prêt à affronter l’histoire et les tourments de Jeanne Mayeux ? Que va-t-il découvrir ? La mort de Jeanne est-elle naturelle ?
Un certain nombre de questions auxquelles vous ne trouverez les réponses qu’en vous plongeant dans ce roman passionnant.
Tout comme Markus j’ai voyagé au gré des cartes postales de Jeanne lui servant de journal intime. Ces éléments qui permettent à Markus de retracer les épisodes de la vie de Jeanne. Une vie pleine de solitude, du moment où elle s’appelait encore Ester Meir, et lorsque de force, elle a dû quitter son Kibboutz et sa famille en Palestine pour intégrer une école dans les Alpes Suisses. Le destin de cette jeune femme est hors du commun, elle est l’élue. Celle qui mènera à bien l’expansion de la population juive vers l’Afrique face à la montée du nazisme qui s’étoffe de plus en plus durant les années d’avant-guerre 39-45. Le but est de ramener le peuple juif vers la Terre Promise.
Au fil des pages, en parallèle des découvertes sur Ester/Jeanne, nous faisons la connaissance de Hans Gropius un jeune allemand très intelligent mais empli de solitude familiale et sociale qui le conduit à développer une double personnalité. Le destin de ce jeune homme est lui aussi hors du commun, les hautes autorités américaines voient en lui un espion hors pair qui parviendra à s’infiltrer parmi les acteurs de la montée du nazisme.
Leur quête partagée de l’Idéal va les mener sur le même chemin. Une rencontre entre un homme et une femme que tout sépare mais qui ont tellement de choses en commun et plus particulièrement leur solitude.
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Une plume remarquable, qui se lit merveilleusement bien, une histoire prenante qui pousse à vouloir absolument en savoir plus sur la vie de cette femme et de cet homme. Les descriptions sont parfaites, je n’ai eu aucun mal à me représenter le cadre de vie des personnages ou les paysages. Pour moi, ce roman est une belle découverte, je n’imaginais pas qu’il me plairait autant.
Une histoire très riche de connaissances, de faits historiques, de suspense, d’aventure, qui nous fait voyager à travers la Palestine, la Suisse, les Etats-Unis, l’Afrique, la France et l’Australie. Le tout sur un fond de romance entre deux êtres que tout oppose, moi je dis BRAVO monsieur Lemal 😍 Vous m’avez emportée dans votre roman pour lequel j’ai eu un très joli coup de coeur.
coeur-gif-039Vous m’avez touchée à tel point que j’ai versé quelques larmes plusieurs fois tellement j’étais émue par l’histoire d’Ester et Hans. Cet amour impossible, semé d’embûches, mais pourtant présent dans le cœur et l’âme de chacun, jusqu’à leur fin de vie. Et que dire à propos de Markus ?… Je ne trouve pas les mots assez forts alors je lui dirais tout simplement « Un grand Merci ».
C’est avec un immense plaisir que je lirai les autres romans de Jean-Bernard Lemal et je remercie une nouvelle fois Harald pour cette merveilleuse découverte ☺

Rates 5 étoiles

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