Et tu vis encore ⋆ Corinne MARTEL

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Plume Et tu vis encore

Résumé de l’éditeur:
Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ».
Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental.
Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « plan C ».
L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors…
L’heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables.
Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..?
Meurtres, secrets de famille, suspense… L’énigmatique thriller de Corinne Martel est un bijou de ruses et double sens qui ne laissera aucun lecteur indemne.

 

Je remercie Harald chez IS Edition pour l’envoi de ce roman.

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Mon avis :

Ça faisait quelques mois que je n’avais pas lu de thriller c’est pourquoi je me suis réservée celui-ci pour Halloween. « Et tu vis encore » est un roman sorti il y a presque un an maintenant 😓😓😓 Le temps passe trop vite, ça me désespère… Je me désespère 🙈 Sorry Harald 😕
« Et tu vis encore » est un thriller intrigant qui se lit vraiment très bien. Alors oui j’ai mis du temps à le lire mais finalement, je n’en ai fait qu’une bouchée. Je me suis laissée prendre au jeu dès les quelques phrases du prologue qui donnent le ton :
« Est-ce que, si j’avais su ce qui allait se passer, je les en aurais empêchés?
Je ne sais pas.
Pire, je ne veux pas savoir ! Parce que savoir ça aurait été forcément faire un choix.
Comment aurais-je pu ?
Est-ce d’ailleurs avoir le choix que de devoir choisir entre le pire et… le pire?
Vous, vous allez bientôt savoir, alors vous me direz ce que vous, vous auriez fait ! »

😈😈😈
01L’intrigue est agréablement bien menée 👌🏻 J’ai compris là où Corinne Martel a voulu en venir seulement au moment où elle a accepté de nous distiller quelques indices, c’est à dire à la fin ! Du coup, pour moi c’est un très bon thriller qui m’a tenue en haleine jusqu’au bout avec ce gros secret de famille et ces fameux plans A, B et C qu’on est impatient de découvrir dès leur première évocation 🤗
Par conséquent, « Et tu vis encore » a été une jolie découverte, une lecture très agréable qui m’a sortie de ma zone de confort qui est la romance et que je recommande à celles ou ceux qui souhaitent s’initier au thriller. Ce livre fait moins de 200 pages et pour ma part, je l’ai lu en un peu plus de 2h. Il n’y a pas de temps mort. J’ai enchaîné les chapitres, pressée de découvrir le plan concocté par tous les membres de la famille, alors allez-y et tentez l’aventure de ce thriller surprenant « petit mais costaud » 🤓😁

Rates 4.5 étoiles

Intelligences ⋆ Jean-Luc ESPINASSE

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Plume Intelligences

Je remercie Harald chez IS Edition et la Masse Critique Babelio pour l’envoi de ce roman.

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Résumé de l’éditeur:

Une Intelligence totalement immatérielle, que Tom baptisera plus tard « Zedi », traverse l’univers depuis longtemps pour assurer pacifiquement sa survie. Elle finit par détecter la planète Terre où elle perçoit l’existence d’une forme de vie. Séduite, elle décide de mettre fin à son voyage et échoue au cœur de la cité Hautefort à Marseille.
Elle y rencontre l’esprit de Tom, un jeune attardé mental qui subit les violences et brimades des membres de son quartier. Sans corps organique ni sens réceptifs, l’Intelligence découvre alors qu’elle peut s’immiscer dans l’enveloppe corporelle de Tom, son unique chance pour se développer et survivre dans un monde fait de matérialité dont elle ignore tout. Cette improbable association entre deux créatures que tout oppose va décupler les capacités intellectuelles de Tom.
Mais les choses ne sont pas si simples. À présent doué d’une intelligence démesurée, Tom entreprend la fondation d’une nouvelle forme de société, innovante et collaborative, mais va rapidement se heurter aux réflexes xénophobes et aux institutions qu’il dérange…
Sur fond de science-fiction, de philosophie et de politique, cette magnifique fable d’anticipation met en lumière les dérives et peurs sociétales qui dessinent notre monde actuel.

Ma chronique :

Jean-Luc Espinasse est un auteur que je commence à connaître maintenant. En effet, j’ai adoré sa plume dans les registres Thriller / Policier et je la découvre désormais dans un autre genre avec la Science-fiction. La quatrième de couverture a éveillé ma curiosité et pour faire simple, j’ai flashé sur la couverture de ce roman que je trouve superbe et terriblement en accord avec l’histoire 😍 La maison d’édition a encore une fois tapé dans le mille 👍 Bref ! Moi qui n’ai pas lu de roman S-F depuis le lycée il me semble, je me suis dit que c’était l’occasion d’essayer avec « Intelligences » et s’il y a bien un auteur qui peut me faire apprécier ce genre, c’est bien M. Espinasse !
Tom Janiak est un jeune homme de 17 ans, d’origine croate, vivant dans une cité malfamée de Marseille, la résidence Hautefort. Une cité bien connue pour l’insécurité qui y règne, pour son taux de chômage excessif et pour sa marginalisation. Tom vit seul avec sa mère depuis le décès de son père il y a 9 ans. Le jeune homme est handicapé, il a malheureusement un retard mental depuis sa naissance. Une situation compliquée à gérer pour Sacha, sa mère, qui les fait vivre grâce à des petits boulots de ménage ponctuels et aux allocations. Une vie pas facile dans un environnement loin d’être idéal pour l’épanouissement de Tom. En effet, de par sa faiblesse mentale, il fait souvent l’objet de souffre-douleur pour les caïds du quartier, bien trop abrutis par leurs journées passées à zoner dans la cité.
En pleine odyssée depuis plus de 16 ans, Zedi, une créature immatérielle ou plus précisément une Intelligence, est en quête d’un lieu… d’une atmosphère idéale pour fonder une nouvelle colonie. Selon elle, la Terre semble parfaite pour assurer sa survie. En effet, non seulement dotée d’une atmosphère compatible avec la sienne, la planète bleue semble également déjà accueillir une espèce intelligente, une aubaine pour son désir d’Intelligence grandissante 😏
Lorsque Tom, pris à partie pour la énième fois par les caïds de la cité, se retrouve en détresse, Zedi saute sur l’occasion avec toujours le même but en tête : fonder une nouvelle colonie… C’est pourquoi, sans aucune hésitation, elle décide de fusionner avec l’Intelligence de Tom.
Une immixtion qui risque de bouleverser, non seulement la vie de Tom, mais également celle de la cité… voire même au delà… 😰
♦  ♦  ♦
IMG_3078.JPGCe roman « Intelligences » m’a troublée avant même de découvrir le premier chapitre. En effet, Jean-Luc Espinasse nous prévient, avant même d’entrer dans le vif du sujet, que cet ouvrage est “ le récit d’une histoire vécue ”. Telle que racontée par Tom Janiak avant de retourner d’où il venait. “ Rien n’est romancé ”. Avec ces quelques phrases l’auteur parvient de suite à nous impliquer dans l’histoire dans le but de nous faire réfléchir sur notre société et ses dérives.  Un nombre édifiant de sujets sont abordés dans ce récit, aussi bien anodins que graves, certains d’actualité, d’autres d’anticipation. Pour en citer quelques-uns : la science, le handicap, la religion, la pauvreté, la violence, la recherche, la technologie, le terrorisme; et d’autres plus relatifs à l’affect tels que l’amour, la jalousie et la trahison pour ne citer qu’eux.
Comme je l’ai laissé entendre précédemment, je n’ai pas pour habitude de regarder de la science-fiction et encore moins d’en lire 🙈 Je ne vous cache pas mon appréhension quant à mon appréciation de ce roman. J’avais peur de ne pas réussir à accrocher ce qui m’aurait fait de la peine car j’aime énormément les écrits de Jean-Luc Espinasse. Alors qu’en ai-je pensé finalement ?
Et bien sachez que j’ai été happée par l’histoire dès les premières pages tellement l’intrigue est passionnante, bien menée, avec ce qu’il faut de rebondissement et de drames pour appuyer là ou ça fait mal et nous pousser à la réflexion.
Dès le départ, je me suis attachée à Tom, un personnage singulier de par son handicap qui m’a en premier lieu beaucoup touchée. Avec l’aide de Zedi, nous prenons plaisir à le voir quitter la brume épaisse dans laquelle sa conscience avait l’habitude d’évoluer, pour devenir un jeune homme de 17 ans doté d’un esprit alerte et d’un savoir grandissant. J’ai aimé suivre l’évolution de ce héros au fil des 240 pages du roman qui nous réservent quelques surprises 😅 J’ai également été émue par sa petite histoire d’amour avec Djamila 😇 Oui, ceux qui me connaissent savent que mon petit cœur tout mou ne peut pas y résister 😍 Djamila est une jeune étudiante qui habite elle aussi la cité. Elle a la particularité d’être la sœur cadette d’Ahmed et Farid, deux des caïds de Hautefort. Ce petit détail nous fait rapidement comprendre qu’une histoire d’amour entre Tom et Djamila n’est pas envisageable et que la jeune femme n’est pas libre de ses choix. Ses frères, et Farid en particulier a une emprise sur elle et n’hésite pas user de violence pour lui dicter ce qu’elle peut ou ne peut pas faire. Bref, j’ai beaucoup aimé cette histoire d’amour en filigrane, adorable et très touchante 😍 mais… Bon sang ! Je ne m’attendais pas à cette issue 😳
Que dire au sujet de Zedi ? Je ne vais pas trop en dire pour que vous puissiez découvrir par vous-même ses origines, ses aspirations, ses choix et son évolution 😉 En tout cas, c’est un des protagonistes du roman qui éveille une grande curiosité. Ses choix ne sont finalement pas des plus réfléchis. En effet, après avoir été persuadée que la Terre était le meilleur endroit pour se développer, elle remet rapidement cette décision en question lorsqu’elle se rend compte de la complexité de l’intelligence humaine et de la nature perverse de l’Homme… De plus, ses actions se trouvent être parfois choquantes car la chose surprenante à laquelle on ne s’attend pas forcément, ce sont les sentiments qu’elle développe à l’égard de Tom au fur et à mesure de leur cohabitation. Je n’en dis pas plus 🙊
En bref, « Intelligences » est un roman prenant et passionnant qui dépeint les dérives de notre monde actuel avec une certaine touche philosophique. Si vous êtes adepte de Science-fiction, cet ouvrage devrait vous plaire. Et si vous ne l’êtes pas, n’hésitez pas à découvrir les autres romans de Jean-Luc Espinasse et notamment son Thriller « Le candidat » qui est juste génial !
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Ne dis jamais d’où tu viens ⋆ Pascal TISSIER

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 Je remercie Harald chez IS Edition pour sa confiance et ce service presse.

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Résumé de l’éditeur:

Alex Guillot est une jeune archéologue eurasienne au parcours atypique. À dix ans, elle est retrouvée inconsciente près d’une écluse, blessée et seule au monde, une médaille à son nom dans sa main. Depuis ce jour, une voix obsédante résonne dans son subconscient, lui interdisant de dire qui elle est, et d’où elle vient… Ugo Khris est journaliste à Paris. Fâché depuis longtemps avec son père, marinier de profession et alcoolique notoire, il devait le suppléer avec sa mère pour assurer les livraisons alors qu’il n’était qu’un adolescent. Promis à un bel avenir, un accident a malheureusement tout gâché. Ugo traîne désormais derrière lui un drame inavoué dont il se sent toujours coupable…
Alex et Ugo ne le savent pas encore, mais le destin a orchestré une rencontre accidentelle durant leur jeunesse qui va bouleverser leur vie à jamais. À nouveau réunis, la découverte d’un mystérieux objet lors d’une fouille archéologique dans l’Hérault va les amener à explorer les arcanes d’une civilisation antique pour sauver les générations futures d’une terrible catastrophe écologique…

Ma chronique :

Ça faisait quelques temps que je n’avais pas lu de thriller c’est pourquoi je me suis réservée celui-ci à lire durant mes dernières vacances. « Ne dis jamais d’où tu viens » est un roman dont le titre et la couverture invitent d’instinct à la lecture car je la trouve vraiment très jolie. C’est un peu étrange car elle m’inspire beaucoup de sérénité (et pourtant on en est loin !) mais elle me fait penser aussi à une invitation au voyage. Et là je dis bravo l’éditeur car en effet, ce roman nous fait beaucoup voyager, principalement en France et en Asie mais également vers d’autres contrées lointaines 😉
Le roman est scindé en trois parties chronologiques : “La rencontre”, “L’improbable voyage” et “Ultime espoir”, trois titres qui attisent la curiosité n’est-ce pas ? De plus, plusieurs thèmes y sont abordés tels que, l’archéologie, la généalogie, la science, la Chine et sa fondation, le suspense, les voyages, une pincée de science-fiction ainsi que d’écologie et puis de l’amour évidemment 😍
Dès le début du roman plusieurs questions fusent et notamment celles-ci: Qui est la jeune fille dont il est question dans le prologue ? Que représente l’objet étrange qu’Alex et Ugo ont découvert dans la fosse lors d’une fouille à Lattes ? Un objet à la forme étrange qui semble appartenir à un autre temps (ça ne peut qu’éveiller la curiosité !) ; Pourquoi Alex est-elle incapable de se souvenir d’où elle vient ? Pour quelles raisons Alex manque-t-elle de se faire tuer ? Pourquoi Alex et Ugo en arrivent à être poursuivis par tant de services secrets ? Jusqu’où leur échappée dans cette quête de souvenirs du passé d’Alex va-t-elle les mener ? Parviendront-ils à s’en sortir sains et saufs ?
Énormément de questions qui montrent bien l’effet démarrage du roman « sur les chapeaux de roues » et à ce moment là j’ai su que je n’allais pas le lâcher jusqu’à ce que je connaisse le fin mot de l’histoire. «Ne dis jamais d’où tu viens» est un roman qui m’a captivée et tenue en haleine malgré quelques petits moins qui ont fait que ma lecture était par moment en dents de scie, alternant questionnement, stress et lenteur.
Sur toute la première partie, j’avoue avoir été un peu dérangée par les chapitres concernant les protagonistes envoyés par les différents services secrets (français, américains et chinois) afin de retrouver Alex et Ugo. J’étais un peu perdue car on ne sait pas qui sont ces gens finalement « les bons » ou « les méchants » ? J’avais la sensation d’être coupée dans ma lecture mais au fil des pages j’y voyais plus clair je m’y suis habituée.
Autre petit moins qui est dû à mes goûts personnels et non du fait de l’auteur 🙈 En effet, il s’avère que je ne suis pas franchement attirée par les pays d’Asie et notamment par la Chine donc je n’ai malheureusement pas été la lectrice la plus réceptive quant à l’histoire de cette civilisation 😕 mais il n’empêche que les faits évoqués restent très intéressants et puis j’ai pour habitude de ne pas esquiver un apport de culture, quel qu’il soit 😉
Pour finir, je suis admirative du travail de recherche ainsi que de la culture de l’auteur et notamment à propos des faits historiques survenus en Chine. On ressent totalement la maîtrise du sujet. De plus, il faut savoir que Pascal Tissier est un ancien expert criminaliste qui a déjà écrit plusieurs thrillers et polars de qualité dus à son exactitude de rédaction. En effet, il n’hésite pas à se rendre sur place pour enquêter et s’imprégner de la manière la plus réaliste de l’ambiance et des descriptions des différents lieux évoqués. Je trouvais cela important de souligner ce travail de l’ombre 😊
En bref, un thriller prenant qui devrait satisfaire les adeptes du genre. Une intrigue bien pensée et bien menée, une incitation au voyage, une chasse à la femme éreintante, du stress, du suspense et une issue surprenante ! Que demander de plus ? Pascal Tissier devrait sérieusement songer à adapter ce roman à l’écran car le potentiel est là, en tout cas moi, j’ai eu l’impression de regarder un film 👍

Rates 4 étoiles

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Les rêves en noir et blanc ⋆ Hanna VERNET

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 Je remercie Harald chez IS Edition pour sa confiance et ce Service Presse.

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Résumé de l’éditeur:

C’était sorti tout seul. Est-ce que c’est vraiment elle qui l’avait dit ? Elle l’avait répété deux fois pendant qu’ils faisaient l’amour. Pour être sûre…
Il s’était arrêté et l’avait regardée. Elle s’était sentie encore plus nue. D’une nudité profonde… Au-delà de la peau siègent d’autres pudeurs.
« Redis-le ».
Elle le redit. Cette fois, c’est bien elle, elle en est sûre. Sa voix résonne. Elle dit « Je t’aime » comme plus jeune elle avait dit « Amen » à la messe du dimanche. Religieusement. Comme habitée par une force nouvelle, comme une profession de foi.
Sans comprendre tout à fait ce qu’elle veut dire, mais convaincue que son dieu a entendu sa prière.
Son dieu, c’est lui. Theo.

 

Ma chronique :

Ce roman m’a été proposé par la maison d’édition car son directeur souhaitait recueillir mon avis lors de la sortie de ce roman « Les rêves en noir et blanc ». Pour tout vous dire, le résumé m’a en même temps séduite et intriguée. Séduite car il est question d’amour donc qui dit histoire d’amour dit chroniqueuse ravie 😇 et intriguée par rapport à ce « dieu » évoqué dans le résumé, le noir et blanc et ces termes très religieux qui je dois l’avouer m’ont mis un peu sur ma réserve. En fait, sur le coup je me suis demandée si l’héroïne n’était pas une religieuse 😳😂 Je vous rassure, ce n’est pas le cas ! 😆
Philea est une femme assez solitaire et passionnée par son métier de libraire. Une femme terriblement mélancolique qui se méfie de tout et surtout des hommes, en particulier des beaux parleurs et ceux un peu trop rentre-dedans. Ses mésaventures amoureuses et son enfance l’ont plongée dans une fragilité telle qu’elle est persuadée que chaque relation est vouée à l’échec. Aussi, il lui est tout simplement impossible de garder un homme. Emplie d’angoisses en tous genres, elle est certaine d’avoir une maladie grave tapie dans son corps et qui expliquerait son mal-être dévorant.
Au cours d’un repas chez des amis, elle fait la connaissance de Theodore. Un artiste au caractère désobligeant et assez pénible… mais qui la perturbe. En effet, cet homme l’attire autant qu’il la repousse. Très loin de l’attitude d’un Gentleman car très arrogant, Theo est aussi mélancolique que Philea et complètement désabusé par rapport l’amour.
En apprenant à le connaître un peu mieux en tête-à-tête, il s’avère que Theo n’est pas aussi prétentieux qu’il ne l’a laissé paraître, le courant passe et Philea ne peut s’empêcher de tomber sous le charme du musicien.
Comment leur relation va-t-elle évoluer face à leurs doutes ? Face à cette mélancolie commune qui les ronge ?
Une histoire d’amour entre ces deux êtres torturés, pour lesquels l’amour est illusoire, semble plutôt néfaste et risque de causer de multiples souffrances…
♦  ♦  ♦
En toute honnêteté ce roman m’a laissée très perplexe 😕 Je pense que je suis passée à côté ou du moins, je n’ai pas réussi à saisir toutes les subtilités du second degré assez présentes dans ce texte. Cependant, je ne peux pas dire que je n’ai pas apprécié mais disons que plusieurs éléments ont gêné ma compréhension de l’histoire. Ce roman est vraiment sombre et pour le résumer en une phrase simple je dirai que c’est l’histoire d’amour hyper compliquée entre deux êtres mélancoliques qui ne croient plus en l’amour et qui en souffrent plus qu’ils ne le laissent paraître 😥
J’ai trouvé que le texte comporte un peu trop de phrases courtes de 4-5 mots qui, selon moi, rendent le texte un peu dur. Du coup, la plume de l’auteure n’est pas aussi fluide qu’elle pourrait l’être, ce qui est un peu dommage car l’intrigue est très intéressante. En effet, Hanna Vernet a réussi à attiser ma curiosité quant à la relation particulière entre Philea et Theo et son évolution. Un amour assumé ni par l’un ni l’autre finalement. Philea et Theo : les pros du suicide de l’amour par peur d’une issue défavorable. Ils sont maîtres dans l’art de détruire l’amour mutuel qu’ils se portent par peur de l’échec 😱
En fait cette lecture est assez prise de tête et pousse le lecteur à se creuser les méninges pour interpréter certains éléments du texte. Malheureusement, ce n’est pas ce que je préfère dans une lecture, c’est pourquoi je n’ai pas été totalement emballée malgré le talent évident d’Hanna Vernet. Je me suis aperçue après quelques expériences, que j’ai un peu de mal avec les romans imagés ou métaphoriques. Je crois que mon esprit est formaté pour le concret et avec ce roman, j’ai eu du mal à interpréter ce qu’étaient ces rêves en noir et blanc. En fait, j’ai terminé ce livre avec plus de questions que de réponses 😵
Même si je n’ai pas été complètement transportée par ce roman, je suis certaine que « Les rêves en noir et blanc » plaira à un public qui aime décortiquer les personnages, leurs pensées et leurs sentiments. Je ne peux que vous encourager à vous faire votre propre opinion 😉

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CONCOURS en partenariat avec IS Edition

Jeu-Concours #4 IS Edition

🍀 Bonne chance à tous 🍀

J’espère que vous prendrez plaisir à découvrir ces fabuleux romans autant que moi 😊

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L’écume du voyageur de Jean-Bernard Lemal « Une histoire très riche de connaissances, de faits historiques, de suspense, d’aventure, qui nous fait voyager à travers le monde… Le tout sur un fond de romance entre deux êtres que tout oppose »

Le Candidat de Jean-Luc Espinasse « Un huis clos haletant avec des protagonistes impitoyables »

L’irrésistible confident d’Édith Peille « Un joli roman sur le relationnel humain »

Wally Jazz de Jean-Bernard Lemal « L’histoire d’un amour passionné mais interdit, entre un homme noir et une femme blanche, bercé sur un air jazzy délicieux, avec en fond une Amérique violente en pleine ségrégation raciale et en situation de guerre »

Ne dis jamais d’où tu viens de Pascal Tissier « Un thriller haletant et passionnant que j’ai hâte de découvrir prochainement »

Wally Jazz ⋆ Jean-Bernard LEMAL

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 Je remercie Harald chez IS Edition pour sa confiance et ce Service Presse.

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Résumé de l’éditeur:

Wally Jazz Rivers est né en Caroline du Sud en 1925, avec pour toute fortune sa négritude, un talent de pianiste et le Jazz. Son histoire d’amour avec Laura, une jeune fille blanche douée pour le dessin, va bousculer les règles de la ségrégation.
 Chassés par tous, ces aventuriers de la vie se retrouveront à New-York, à Paris pendant la guerre, et au bord de la rivière Savannah. La musique de Wally et les portraits de Laura vont dévoiler la profondeur de leurs blessures et de leur passion…
Cette histoire est basée sur la vie de plusieurs musiciens et s’inspire aussi de faits historiques peu connus de la seconde guerre mondiale, sur la vie à Saint-Germain-des-Près à la fin des années quarante. L’ensemble du récit est bien sur rythmé par la musique de Jazz !

 

Ma chronique :

J’ai connu cet auteur, Jean-Bernard Lemal, lors d’une précédente lecture. En effet, j’ai eu un coup de cœur pour son dernier roman « L’écume du voyageur » et j’avais trouvé sa plume fabuleuse. C’est pourquoi, je voulais absolument découvrir ses autres écrits et plus spécialement « Wally Jazz » qui m’a séduite dès la lecture du petit résumé 😄 Je me suis de suite intéressée à Wally, je voulais découvrir sa vie, cette ambiance jazzy qui gravite autour de lui ainsi que ses blessures et son histoire d’amour avec Laura. Et encore une fois, j’ai passé un très bon moment de lecture avec M. Lemal 😍
Wally Williams est né à Bluffton – Caroline du Sud – en 1925, c’est un enfant noir, pauvre et maigrichon. Son enfance n’a pas été des plus heureuses, il était la plupart du temps livré à lui-même, délaissé par sa mère une femme plutôt misérable qui oubliait un peu trop souvent qu’elle avait un fils… Exceptées ces rares fois, où il trouvait place sur les genoux de sa mère et qu’elle lui chantait de délicieuses berceuses sur un air de blues. Un pur délice et un souvenir impérissable de ces rares moments de partage avec une mère attentionnée. Wally n’était qu’un enfant et n’avait pas conscience de toutes les horreurs que la population noire subissait. La ségrégation raciale faisait rage depuis presque 50 ans… Les blancs chassaient les noirs en allant de la pendaison aux incendies des églises dans lesquelles ils se rassemblaient.
A trois ans, Wally était dans son monde, il ne parlait à personne jusqu’à ce que sa mère, l’emmène chez Monsieur Jean, un guérisseur, bien décidé à prendre Wally sous son aile. Une renaissance pour le jeune garçon qui tous les jours se pressait pour retrouver le domicile de Monsieur Jean, afin de jouer quelques notes sur ce délicieux instrument, le piano. Un plaisir quotidien, une rédemption pour le petit garçon jusqu’à ce que sa mère ne décède 😢 Le petit Wally se retrouva seul et fut recueilli par sa tante Emily, cuisinière pour la famille Courtney, une famille bourgeoise blanche, à Savannah en Géorgie. Sa tante était gentille avec lui mais très prise par son travail qu’elle se démenait à garder. Wally est vite redevenu l’enfant qu’il était avant de rencontrer Monsieur Jean, solitaire, triste et renfermé sur lui-même. Le piano lui manquait terriblement, c’était sa manière de se livrer au monde extérieur et d’extérioriser ses sentiments. Monsieur Jean l’avait bien compris, c’est pourquoi, un beau jour, Wally hérita de ce bel instrument tant espéré et à partir de là se fut une révélation pour le jeune garçon, il sera musicien.
En pleine période de ségrégation il était hors de question que Wally et les enfants Courtney, Laura et John, ne se côtoient. Cependant, cela n’est pas simple à faire comprendre aux enfants et notamment à la petite Laura qui, éblouie par le talent de Wally, prit rapidement l’habitude de venir l’écouter jouer en cachette. Une initiative dangereuse au vu des risques encourus pour Wally et sa tante. Néanmoins, ravi de pouvoir jouer pour quelqu’un, le jeune pianiste a très vite pris l’habitude de ces visites surprises, lui-même déjà sous le charme du magnifique regard vert de la jeune fille blanche.
Une très belle relation d’amitié se développa au fil des années entre les deux enfants, jusqu’à leur 17 ans lorsqu’ils échangèrent leur premier baiser. Un pas important vers l’interdit mais ô combien attendu et secrètement espéré pour l’un et l’autre.
Malheureusement, ce geste d’amour anodin n’est pas sans risque… Si quelqu’un l’apprend Wally s’expose à de grosses répercussions qui s’avèreront violentes envers un « nègre » qui ose fréquenter la fille d’un banquier blanc.
Ainsi débute une longue épopée pour ces deux jeunes gens amoureux. Une route vers le bonheur semée d’obstacles, de guerres, de violences, de racisme et de haine… Mais fort heureusement des moments plus humains aussi… des retrouvailles, des moments de partage, beaucoup d’entraide et surtout de la musique pour rêver et s’évader vers un monde plus beau.
♦  ♦  ♦
Si je devais résumer ce récit en une phrase, je choisirai celle-ci: « Wally Jazz » c’est l’histoire d’un amour passionné mais interdit, entre un homme noir et une femme blanche, bercé sur un air jazzy délicieux, avec en fond une Amérique violente en pleine ségrégation raciale et en situation de guerre.
Avec une plume toujours aussi belle, agréable et de qualité comparable à celle de son plus récent ouvrage « L’écume du voyageur », Jean-Bernard Lemal a encore une fois réussi à m’emporter dans son histoire à la fois belle et tragique. C’est un réel plaisir de lire ses romans car ils renferment une culture incroyable qui les rendent très intéressants et passionnants. A la fin de ma lecture, j’ai éprouvé ce sentiment très réjouissant que je commence à connaître après avoir tourné la dernière page d’un ouvrage de J-B Lemal, celui d’avoir appris pleins de choses. J’en ressors toujours avec l’esprit plus riche de connaissances et tout cela à travers de merveilleuses histoires d’amour, certes, jamais dans la simplicité mais c’est ce qui fait son charme 😉
L’auteur arrive toujours à faire en sorte pour que je m’attache à ses personnages. Wally est un homme empli de force et de courage. Jugé, dénigré, rabaissé et violenté, Wally a fait de ces mauvais traitements une force qui l’a aidé à développer son talent de pianiste. Un exutoire qui lui a permis de côtoyer beaucoup d’artistes et de jouer avec les plus grands noms du Jazz qui, à l’écoute d’une simple note, ont été conquis par son talent. Lorsque Wally joue de son instrument, il le fait avec passion, plein de fougue et de tendresse. Il joue tel un amoureux qui veut prouver à sa bien aimée à quel point il l’aime. Tous ses morceaux sont destinés à Laura, c’est vraiment très touchant et tout simplement magnifique.
L’histoire est passionnante du début à la fin, cependant, j’ai trouvé que justement cette fin arrivait un peu trop vite 😩 j’aurais voulu rêver encore un peu avec Wally et Laura… A la fin de ma lecture, j’ai éprouvé un sentiment de désespoir terrible face à cette réalité qui sonnait le glas à leur union. J’ai été peinée et révoltée face à toutes ces injustices qui ont ébranlé ce joli couple tout au long du récit. De quel droit peux-t-on interdire à deux personnes amoureuses de s’aimer en paix et d’afficher leur amour aux yeux de tous, que l’on soit noir ou blanc ? J’espérais de tout mon cœur une issue différente même si j’avoue que c’était probablement illusoire de ma part… Mais que voulez-vous ? Je suis une de ces éternelles rêveuses romantiques 😕
En lisant ce roman, j’ai pour la première fois lu en écoutant de la musique. Je me suis laissée bercer par les voix et les notes mélodieuses de ces grands noms du Jazz évoqués par Wally, notamment Fats Waller, Duke Ellington et Art Tatum qui œuvraient à côté de moi sur YouTube, un vrai régal 😁
Découvrez la vie de Wally ce prodige qui ne laissa personne indifférent. Vibrez au son de sa musique et prenez connaissance de son parcours ô combien douloureux et de ses voyages qui le firent passer de Wally Williams à Wally « Jazz » River

Rates 5 étoiles

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Le candidat ⋆ Jean-Luc ESPINASSE

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Plume Le candidat

 Je remercie Harald chez IS Edition pour l’envoi de ce roman et pour sa confiance.

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Résumé de l’éditeur:

Mike arrive en finale d’un célèbre jeu télévisé. Il fonde tous ses espoirs dans le gain des 500.000 euros qui pourraient payer une opération chirurgicale à sa fille, et aider financièrement ses parents.
Malheureusement, il est manipulé par le présentateur et échoue à la toute dernière question. Suite à cet échec, toute sa vie s’effondre brutalement.
Un an plus tard, l’équipe du jeu télévisé gagne le prix du meilleur audimat à Nice. Déterminé à se venger, Mike les enlève à la sortie de la cérémonie et les emmène dans un entrepôt isolé où il a préparé une reconstitution du jeu.
Mais, cette fois-ci, les règles ont changé et sont diaboliques : en cas de mauvaise réponse, le présentateur kidnappé doit sacrifier un de ses coéquipiers.
Pour survivre, les huit membres de la production vont devoir s’entredéchirer dans un huis clos impitoyable…

 

Ma chronique :

Avec ce roman « Le candidat » de Jean-Luc Espinasse, j’inaugure une nouvelle catégorie sur le blog, celle du THRILLER 😱 Un grand merci à Harald pour m’avoir proposé cette nouveauté que j’ai adoré lire et qui me change de mes romances habituelles 😍 Je songeais depuis quelques temps à me plonger dans la lecture d’un bon thriller et ce roman est tombé à point nommé ! Aussitôt réceptionné, je me suis jetée dessus et j’ai été happée par l’histoire, c’est simple, je l’ai lu d’une traite 😊
Il y a un an, au bout de 47 semaines de participation à l’émission télévisée « Le Candidat » qui l’ont mené en finale, Mike Birke était à deux doigts de remporter la somme incroyable de 500 000 euros. La France entière était derrière lui et un grand nombre d’inconnus, touchés par son histoire, lui apportaient leur soutien. Ce père de famille avait tout tenté dans la limite de ses moyens, pour faire face à la maladie orpheline de sa fille. En effet, leur dernière chance était de faire opérer la petite aux États-Unis mais cela était financièrement impossible. En s’inscrivant à cette émission, Mike a tenté le tout pour le tout. Ces gains pouvaient changer sa vie et surtout sauver celle de sa fille. Au fur et à mesure de son avancée dans le jeu Mike avait l’intime conviction qu’il était capable de remporter ce jeu. De plus, l’échec n’était pas envisageable, le bonheur de sa famille en dépendait. Il était question de vie ou de mort…
Adulé par le public le soir de la finale, il entra dans l’arène tel un gladiateur. Face à lui, le présentateur vedette de l’émission : Gilbert Gi, dit «GiGi». Durant toutes les phases d’élimination de ses challengers qui l’ont mené jusqu’à cette finale, Mike considérait GiGi comme un allié. Lors de cette phase finale, le comportement du présentateur n’était plus le même, il n’était plus question de complicité. Mike comprit que c’était un duel, GiGi allait être son adversaire et ça n’allait pas être très beau à voir…
En effet, les conséquences de cet échec, de cette mauvaise réponse à seulement deux questions de la fin, furent dramatique pour Mike et sa famille. Sa descente aux enfers fut fatale, non seulement il avait tout perdu mais il reçut beaucoup de lettres d’injures de téléspectateurs qui le traitaient d’incapable. Peu de temps après avoir visionné un documentaire sur les coulisses de l’émission « Le Candidat », l’évidence lui a sauté aux yeux. Il n’a été qu’un pion, un pauvre type vulnérable dans une situation désespérée, qui a permis de faire grimper l’audimat au maximum. Toute l’équipe s’était bien foutu de lui et cette triste réalité l’avait presque poussé au suicide, jusqu’à ce que l’idée de vengeance ne pointe le bout de son nez et prenne de plus en plus d’ampleur dans son esprit. Durant un an, Mike va préparer son plan diabolique pour être prêt à frapper le soir de la célèbre cérémonie de remise des prix de l’Écran d’or qui se déroule au Palais des Congrès de Nice.
Le but de la manœuvre ? Faire payer toute l’équipe pour cette humiliation et en particulier se venger du pire d’entre eux: GiGi.
Mike souhaite refaire le jeu à sa manière, en apportant une légère modification au titre :  « Le candidat, le jeu qui peut changer votre vie… ou provoquer votre mort ! »
Les participants vont devoir s’accrocher s’ils comptent rester en vie. Lesquels vont s’en tirer ? Lesquels vont mourir ?
Il est temps pour vous de prendre place sur le plateau de tournage et d’assister à un huis clos haletant dans lequel le laissé-pour-compte est prêt à tout pour assouvir son désir de vengeance… 😨
♦  ♦  ♦
L’idée d’une intrigue basée sur le thème d’une émission de télé/télé-réalité est vraiment très intéressante et pose un certain nombre de questions sur les conséquences d’une participation à ce type de programme. Le défi des équipes de production est bien évidemment de faire un maximum d’audimat pour chacun de leurs programmes. Certains dirigeants ne se privent pas pour orchestrer ces émissions et manipuler les candidats consciemment ou inconsciemment. Les participants, minutieusement choisis lors de casting, peuvent devenir de véritables marionnettes dans le but de créer un maximum de buzz. Et malheureusement, certains candidats vulnérables ou fragiles psychologiquement peuvent rapidement perdre pieds face à l’échec mais aussi face à une victoire 😕 C’est d’ailleurs un peu flippant car le scénario de ce roman pourrait très bien se révéler réaliste, mais bon… dans un cas extrême, je vous l’accorde !
J’ai beaucoup aimé la narration alternée mise en place entre Mike et Gilbert Gi. Je suis une adepte de ce mode de narration donc j’ai été plus que ravie de le retrouver dans ce thriller. J’ai trouvé très plaisant le fait de pouvoir se placer dans l’esprit des deux protagonistes qui sont complètement différents.
Mike est dans une situation de désespoir telle que seule la vengeance peut le soulager. Il veut mettre GiGi dans la même situation que lui, il y a un an, afin qu’il comprenne ce qu’il a ressenti lorsque sa vie s’est effondrée. Mike va se comporter de manière impitoyable et se délecter de placer GiGi face à des choix cruciaux qui vont mettre en danger de mort tout son staff technique. Le but de tout cela étant de montrer au monde entier, via YouTube, que le présentateur vedette adulé de tous n’est en réalité qu’une vraie pourriture. En effet, Gilbert Gi est un être mesquin qui, même dans cette situation dramatique d’enlèvement, ne pense qu’au profit et à la publicité que va pouvoir lui apporter la mise en ligne de cette vidéo sur la toile. Ce type est méprisable et machiavélique, il n’hésite pas une seule seconde à sacrifier la vie des autres pour sauver  la sienne… On finit  par se demander s’il y a une part d’humanité en lui…
Au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue, nous découvrons que le méchant n’est finalement pas celui qu’on croit. Mike a méticuleusement planifié son plan de manière à ne pas devenir simplement un tueur qui agit par sang-froid… Je n’en dis pas plus si ce n’est que j’ai été agréablement surprise par le dénouement de l’intrigue. Je n’avais d’ailleurs pas osé imaginer cette fin 😵 Je recommande ce roman aux adeptes du genre qui, en plus de passer un moment de lecture haletant, pourront s’instruire grâce au quizz spécialement  préparé par Mike pour cette occasion 😇

Rates 4.5 étoiles

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L’irrésistible confident ⋆ Edith PEILLE

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Plume L'irrésistible confident

 Je remercie Harald chez IS Edition pour sa confiance et ce Service Presse.

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Résumé de l’éditeur:

Léo est étudiant en anglais. Fils unique de Rose qui l’a couvé en l’élevant seule, il a du mal à remplir son frigo et doit chercher des petits boulots.
Le bébé du voisin qui pleure toutes les nuits lui donne un jour l’idée de mettre une annonce à la boulangerie du coin pour du baby-sitting. Gaby, la boulangère, l’embauche immédiatement pour ses enfants et lui fait de la publicité.
Un soir, il sauve le petit Pierre de l’étouffement lors d’une garde et s’attache la reconnaissance éternelle des parents. Devenu célèbre dans le quartier, il crée des liens autant avec les enfants qu’avec les parents. Enfin, surtout avec les parents…!
À la fin de l’année scolaire, il organise une petite fête chez lui en invitant toutes les familles dont il est le seul point commun. Mais la soirée va se terminer par un événement dramatique et inattendu…

 

Ma chronique :

J’étais vraiment très pressée de découvrir ce roman dont j’ai moi-même fait la demande à IS Editions. Pour tout avouer, je sors de ma lecture avec une pointe de déception mais ne vous arrêtez pas à mon avis et faites-vous votre propre opinion!
Léo est étudiant en 2e année de fac. Malgré ses économies et sa bourse, il a du mal à joindre les deux bouts financièrement. Cependant, il refuse de demander de l’aide à sa mère qui lui a pourtant suggéré plusieurs fois. Ses parents sont séparés depuis sa naissance et cela fait cinq ans qu’il n’a plus vraiment de contact avec son père. Il n’a pas beaucoup de solutions s’il veut se débrouiller par lui-même. En sortant de chez lui pour déposer une petite annonce, dans laquelle il propose ses services pour des cours de langue, il croise sa voisine du dessous. Clotilde Lemarchand est une jeune maman anxieuse et complètement débordée dont le fils hurle et pleure énormément.
Léo a une particularité, celle de deviner l’état d’esprit des gens en les observant. Il est très sensible aux autres, aux odeurs, aux textures et au comportement des gens qu’il croise. La situation de Clotilde lui fait tilt : pourquoi ne pas proposer ses services de baby-sitting ? La décision est prise d’ajouter baby-sitting à son annonce précédente. Le succès est au rendez-vous et il s’en sort très bien, que ce soit avec les enfants ou les parents.
Léo va entrer dans la vie de ses employeurs, des familles avec des hauts et des bas, surtout des bas d’ailleurs. Les problèmes ou difficultés des membres de ces familles vont le toucher, lui qui est déjà très sensible aux personnes qu’il croise. Il va se prendre d’affection pour Gaby la vendeuse en boulangerie et maman de Kylian et Kévin; Sylvain le prof de français, papa de Garance et Clara; et Kalia, mère au foyer, maman de Baptiste et Coline qui ne laisserai pas Léo indifférent à son charme. Le temps passé proche de ces familles à la situation compliquée, fera énormément cogiter Léo sur la vie, l’amour, le futur…
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Bien que le roman se lise très bien et sans fausses notes particulières, je n’ai pas réussi à accrocher à l’histoire qui est plutôt linéaire et ne présente pas de gros rebondissements. Cependant, il y a de bons points positifs et notamment, j’ai trouvé la description des personnages et des contextes familiaux très réaliste. J’ai énormément aimé le dernier chapitre dans lequel l’auteure nous offre le point de vue de chacun des protagonistes. Chacun raconte sa rencontre avec Léo, pourquoi ils ont fait appel à lui, qu’est-ce que Léo a apporté à leur vie ? J’ai trouvé ce chapitre particulièrement touchant et plaisant à lire même si la fin m’a laissée très perplexe.
C’est un roman basé essentiellement sur les relations humaines. Léo est attendrissant, c’est  un jeune homme qui se sent inutile et qui n’a pas conscience du bien qu’il peut faire autour de lui, de par sa présence tout simplement. Il réussit à relier entre eux des gens qui n’auraient jamais dû se rencontrer et j’ai été touchée par cet aspect là du roman plutôt que par l’histoire en elle-même.
Par curiosité, je suis allée lire d’autres avis sur ce livre et comme je m’en doutais, bien que «L’irrésistible confident» n’ait pas réussi à m’emporter avec lui au fil des pages, il a réussi à toucher d’autres lecteurs qui lui ont attribué de très jolies notes donc je ne peux que vous encourager à vous faire votre propre opinion.

Rates 3 étoiles

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L’écume du voyageur ⋆ Jean-Bernard LEMAL

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Plume L'écume du voyageur

 Je remercie Harald chez IS Edition pour sa confiance et ce Service Presse.

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Résumé de l’éditeur:

Paris. De retour d’un reportage sur la libération de Nelson Mandela, Markus Lanier, reporter, décide de se changer les idées dans une vente aux enchères à Sotheby’s. Pris au jeu, il enchérit et acquiert un lot d’albums ainsi que du vin ayant appartenu à une certaine Jeanne Mayeux.
Au sortir de l’hôtel des ventes, il est abordé par Georges Williams, un Sud-Africain qui souhaite lui racheter ses albums et le menace devant son refus. Intrigué, Markus plonge à corps perdu dans l’étude des albums.
Il y découvre, rédigés à l’encre sympathique, les destins croisés de Hans, un Allemand recruté à vingt ans par le tout récent FBI, et de Ester, juive de Palestine, envoyée dans un pensionnat suisse en 1925 pour servir la cause sioniste.
En filigrane, Markus apprend l’existence d’une mystérieuse « écume du voyageur », qui le poussera à enquêter aux quatre coins du monde…

 

Ma chronique :

Il est vrai que ce genre de lecture n’est pas celui que j’ai l’habitude de lire, cependant, je ne souhaite pas m’enfermer dans un genre particulier. C’est pourquoi, lorsque Harald chez IS Editions m’a proposé ce titre « L’écume du voyageur », je me suis dit « pourquoi pas » et croyez-moi, j’ai vraiment bien fait car c’est un très joli coup de cœur 💖.
Markus Lanier rentre d’Afrique du Sud où il était en reportage pour couvrir la sortie de prison de Nelson Mandela, emprisonné durant 27 ans. De retour en France, il se retrouve encore sous le choc émotionnel éprouvé sur les terres africaines et face à la réalité de la vie parisienne, il se sent déboussolé.
Déboussolé face à ce monde froid, distant où chacun se fond dans la masse. Pour lui qui vient de vivre « l’une des heures les plus intenses d’une humanité en perte de repères », le retour s’annonce difficile moralement. En effet, emporté par une vague humaine africaine pleine de joie il y a quelques heures, il se retrouve maintenant projeté dans un monde d’ignorance, où les gens qu’il croise sont préoccupés par leurs petits soucis du quotidien. Une balade pour retrouver ses repères le mène devant les bureaux de Sotheby’s. Une vente aux enchères de biens appartenant à James Caldwell, un lord anglais y est organisée. Cette vente est précédée par celle des biens de Jeanne Mayeux, une femme comme une autre…
Markus, intrigué par le souvenir de cette inconnue décide d’assister à la vente. Sa curiosité l’amène à enchérir sur un lot regroupant des livres, un Atlas et un album de photos. Bien qu’en concurrence avec un autre acheteur, Markus remporte la vente. Dans son élan, il devient aussi le propriétaire d’une collection de vins de diverses origines. Cependant, l’acheteur malheureux du premier lot l’interpelle peu après pour lui proposer de racheter l’ensemble. Il s’agit de Georges Williams, un homme âgé aux cheveux blancs, au visage tourmenté et qui a l’accent acidulé typique des Africains du Sud. La manière dont cet homme, soi-disant proche de la famille de Jeanne Mayeux, semble vouloir à tout prix posséder ce lot, éveille la curiosité de Markus. Il se met à imaginer que les livres et albums photos recèlent bien plus que ce qu’ils ne laissent paraître. C’est pourquoi il décline l’offre de l’homme insistant.
Georges Williams tente tout de même de le faire revenir sur sa décision en l’avertissant qu’il pourrait se retrouver à faire de mauvaises rencontres. Malgré cette menace, et ne sachant pas dans quoi il allait mettre les pieds, Markus campe sur sa position et refuse fermement la proposition de rachat.
A-t-il bien fait d’acquérir ces biens ? Est-il prêt à affronter l’histoire et les tourments de Jeanne Mayeux ? Que va-t-il découvrir ? La mort de Jeanne est-elle naturelle ?
Un certain nombre de questions auxquelles vous ne trouverez les réponses qu’en vous plongeant dans ce roman passionnant.
Tout comme Markus j’ai voyagé au gré des cartes postales de Jeanne lui servant de journal intime. Ces éléments qui permettent à Markus de retracer les épisodes de la vie de Jeanne. Une vie pleine de solitude, du moment où elle s’appelait encore Ester Meir, et lorsque de force, elle a dû quitter son Kibboutz et sa famille en Palestine pour intégrer une école dans les Alpes Suisses. Le destin de cette jeune femme est hors du commun, elle est l’élue. Celle qui mènera à bien l’expansion de la population juive vers l’Afrique face à la montée du nazisme qui s’étoffe de plus en plus durant les années d’avant-guerre 39-45. Le but est de ramener le peuple juif vers la Terre Promise.
Au fil des pages, en parallèle des découvertes sur Ester/Jeanne, nous faisons la connaissance de Hans Gropius un jeune allemand très intelligent mais empli de solitude familiale et sociale qui le conduit à développer une double personnalité. Le destin de ce jeune homme est lui aussi hors du commun, les hautes autorités américaines voient en lui un espion hors pair qui parviendra à s’infiltrer parmi les acteurs de la montée du nazisme.
Leur quête partagée de l’Idéal va les mener sur le même chemin. Une rencontre entre un homme et une femme que tout sépare mais qui ont tellement de choses en commun et plus particulièrement leur solitude.
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Une plume remarquable, qui se lit merveilleusement bien, une histoire prenante qui pousse à vouloir absolument en savoir plus sur la vie de cette femme et de cet homme. Les descriptions sont parfaites, je n’ai eu aucun mal à me représenter le cadre de vie des personnages ou les paysages. Pour moi, ce roman est une belle découverte, je n’imaginais pas qu’il me plairait autant.
Une histoire très riche de connaissances, de faits historiques, de suspense, d’aventure, qui nous fait voyager à travers la Palestine, la Suisse, les Etats-Unis, l’Afrique, la France et l’Australie. Le tout sur un fond de romance entre deux êtres que tout oppose, moi je dis BRAVO monsieur Lemal 😍 Vous m’avez emportée dans votre roman pour lequel j’ai eu un très joli coup de coeur.
coeur-gif-039Vous m’avez touchée à tel point que j’ai versé quelques larmes plusieurs fois tellement j’étais émue par l’histoire d’Ester et Hans. Cet amour impossible, semé d’embûches, mais pourtant présent dans le cœur et l’âme de chacun, jusqu’à leur fin de vie. Et que dire à propos de Markus ?… Je ne trouve pas les mots assez forts alors je lui dirais tout simplement « Un grand Merci ».
C’est avec un immense plaisir que je lirai les autres romans de Jean-Bernard Lemal et je remercie une nouvelle fois Harald pour cette merveilleuse découverte

Rates 5 étoiles

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