Chirurgicalement VĂ´tre ⋆ Emma LANDAS

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RĂ©sumĂ© de l’Ă©diteur:

« Jane Austen, Emily BrontĂ«, William Shakespeare m’avaient convaincue Ă  coups de milliers de pages que l’amour, mĂŞme dans la mort, est triomphant !
Et pourtant, je suis lĂ , Ă  me demander si la vraie fin de toute histoire n’est pas celle d’Emma Bovary…
Jane, Emily, William, ils n’ont pas rencontrĂ© Terence Cesare.
Peut-ĂŞtre que s’ils avaient racontĂ© qui il Ă©tait dans leurs bouquins, ce qu’il allait me faire vivre…
Peut-ĂŞtre alors que j’aurais arrachĂ© la tĂŞte de Ken, Ă©teint ma tĂ©lĂ© Ă  NoĂ«l, et lu… je ne sais pas, tiens, des bouquins sur la guerre ou sur l’effet de serre…
SĂ»rement que j’aurais envisagĂ© d’autres Ă©tudes, loin des hopitaux, loin des blouses blanches, loin de lui… »
Qui a dit que les plus belles histoire d’amour naissaient des contes de fĂ©es ?
Et si les contes de fĂ©es n’Ă©taient pas ce que l’on croit, et qu’au final vous deviez tomber amoureuse du monstre sombre et obscur ?
Et si Amour et Souffrance ne devaient faire qu’un ?
Voudriez-vous toujours tomber ?…

 

❀ L’avis de Diboux :

J’emprunte ces quelques mots Ă  ta maman, Emma, pour commencer ma chronique, car c’est avec ceux-ci que j’ai dĂ©butĂ© ma lecture et ils raisonnent encore en moi après avoir fini de lire : “ pour Ă©crire, il faut avoir aimĂ© Ă  la folie, ou bien ĂŞtre très malheureux ”.
Je trouve que cette phrase est absolument parfaite pour dĂ©crire ce que vont vivre Selena et Terence. Aimer Ă  la folie ! ĂŠtre très malheureux ! Tous deux vont ĂŞtre amenĂ©s Ă  surpasser ces barrières, ces murs, ces obstacles qu’ils s’Ă©taient imposĂ©s Ă  eux-mĂŞmes.
Mais une fois brisĂ©s, qu’arrive-t-il ? Une fois que Selena affronte ses dĂ©mons du passĂ©, une fois qu’elle laisse de cĂ´tĂ© cette culpabilitĂ© qui la ronge depuis des annĂ©es, pour enfin s’ouvrir et accepter de vivre, une fois qu’elle dĂ©cide d’offrir son cĹ“ur Ă  nouveau, que va-t-il se passer ? Bonheur retrouvĂ© ? Souffrance multipliĂ©e ? Doutes accumulĂ©s ? Va-t-elle rĂ©ussir Ă  gĂ©rer son travail, ses Ă©tudes, ses amies cinglĂ©es, avec une homme comme Terence Cesare dans sa vie ? Va-t-elle survivre Ă  un tel ouragan ?
Terence quant Ă  lui, maĂ®tre de son monde, maĂ®tre du monde de son ami William, maĂ®tre du monde de son bloc, parviendra-t-il Ă  passer Ă  cĂ´tĂ© de cette brunette maladroite et effrontĂ©e sans y laisser quelques plumes ? Les noirceurs de son passĂ© seront-elles plus fortes que la lumière qui s’installe petit Ă  petit dans sa vie ? Selena arrivera-elle Ă  faire de notre Docteur Dictator Imperator un Docteur Romantiquor Amourator ? Ou bien se laissera-t-il entraĂ®ner par ses certitudes qui font de lui ce qu’il est ? Ce qu’il pense ĂŞtre ?
J’ai lu cette histoire sans pouvoir m’arrĂŞter, harcelant de messages Emma pour en savoir toujours plus, sans succès. J’ai donc dĂ©vorĂ© les pages qui se prĂ©sentaient sur ma liseuse jusqu’Ă  ce terrible mot : fin. Ce mot qui raisonne encore en moi aujourd’hui car j’en veux plus, toujours plus. Je vais donc mettre en place un truc qui fonctionne plutĂ´t pas mal chez moi et qui ne m’a jamais déçue : mon imagination !
Je me suis rongĂ©e les ongles, j’ai pleurĂ© (forcĂ©ment), j’ai stressĂ©, j’ai insultĂ© Terence et Emma (sorry not sorry), j’ai ri, j’ai rĂ©flĂ©chi (oui, oui ça m’arrive), j’ai eu peur mais j’ai surtout aimĂ©. J’ai aimĂ© cette histoire qui vous surprend du dĂ©but Ă  la fin. DivisĂ©e en 3 parties, on ne passe Ă  cĂ´tĂ© d’aucun sentiment, rĂ©flexion ou pensĂ©e de nos protagonistes et c’est vraiment parfait de tout savoir dans les moindres dĂ©tails. Les nombreux clins d’oeil littĂ©raires, musicaux et cinĂ©matographiques apportent un vrai plus Ă  cette histoire et c’est un rĂ©el plaisir que de retrouver nos classiques.
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Alors avec tous ces sentiments vĂ©cus pendant ma lecture comment ne pas arriver Ă  cette finalitĂ© que, oui, j’ai adorĂ© lire cette histoire pas comme les autres. Oh, et petit dĂ©tail mais pas des moindres, c’est mon mari d’amour, Theo James, qui interprète Ă  merveille ce rĂ´le de Docteur Imperator.
Je suis plus que conquise, je suis vaincue, je suis tombĂ©e …

 

Chirurgicalement vĂ´tre
Diboux

 

« Je suis en manque de son corps, de son âme et de sa douleur. Je me suis nourrie d’eux comme on se nourrit après un jeĂ»ne, comblant ainsi un manque, une faille que je ne m’explique pourtant pas. Alors comme tout bon toxicomane, je me dis qu’après une dernière dose, j’arrĂŞterai ; rien qu’une fois. »